La Défarde Crestoise
La Défarde est sans conteste la spécialité culinaire la plus significative de Crest, et est fortement appréciée dans toute la Vallée de la Drôme. En tant que plat de tripes, la défarde crestoise se caractérise par l’utilisation exclusive de tripes d’agneaux (roulées en paquet) et de quelques pieds d’agneaux (ou de veaux) pour rendre la sauce plus onctueuse. Ensuite quelques tomates fraîches viennent discrètement la parfumer, mais ce sont surtout les carottes qui donnent la couleur. Le mot défarde a été retrouvé par Jean-Pellier dans le 3e volume du « Larousse illustré » l’édition de 1907 probablement, avec la définition suivante : pieds, ventre, foie et entrailles du veau. Manifestement, nos cuisiniers locaux, ne disposant pas de veaux dans la région, eurent l’idée de composer une préparation culinaire à base d’agneaux. Selon la tradition, nous devons la recette à feu le chef-cuisinier Lagier d’Eurre, qui fut le doyen des cuisiniers de la Drôme en 1935. Il la tenait lui même de la mère Barruyer, puis nous a été transmise par le chef Gontran Rochat, ancien propriétaire du Grand-Hôtel, de 1932 à 1953.
La confrérie de la Défarde Crestoise
On en parle dans la presse en juin 1992, mais déjà, entre 1985 et 1990, Gilles Rabois, qui a quelques talents de dessinateur, avait fait des esquisses de costumes. Jean Chaffois, alors trésorier du comité des fêtes et Jean Pellier s’en préoccupent…et les années passèrent. Jusqu’au lundi 13 décembre 2004 lorsqu’à l’initiative de l’un des leurs, quatre Crestois, actifs dans le domaine associatif et festif, se retrouvent pour une première réunion de travail. De réunion en réunion, la « Confrérie de la défarde Crestoise » se construit peu à peu. Sa parution au Journal Officiel date de juin 2005. Le premier chapitre se déroule le 16 septembre de la même année avec la participation de membres de confréries amies. Depuis, chaque année, lors de la Fête de Saint-Ferréol, des personnalités diverses sont intronisées au cours du traditionnel Chapitre de la Confrérie.
Le concours de Défarde
À l’intiative du docteur Maurice Rozier (maire de Crest de 1971 à 1983), la première édition du désormais célèbre concours, se déroule en 1982, en clôture des festivités de la Saint-Ferréol. Beaucoup de professionnels et de particuliers ont participé depuis aux différentes éditions du concours, toujours en cette même fête de la Saint-Ferréol, devant les membres du jury qui jugent à part égale l’aspect, le goût, le respect de la tradition et la note personnelle.
La Couve Crestoise
Datant du début du XVIIIe siècle, à l’origine provençale, ce « sablé » est un gâteau servi traditionnellement pour Pâques. La couve tire son nom de sa forme : un nid de poule avec ses œufs. C’est une galette épaisse d’environ 2 cm, sans aucune levure, où des boules de pâte ont été ajoutées : au centre pour simuler la poule et tout autour pour reproduire les oeufs. On la dégustera à tout moment. Elle fera le régal des enfants au goûter, ou terminera agréablement un repas, accompagnée d’une clairette tradition de Die, pétillante et fruitée.
Il semblerait que la Couve ait inspiré la recette du Suisse de Valence.
26 recettes de Crest et de la Vallée de la Drôme
Édité de la Ville en 2008 avec le concours de professionnels de bouche crestois, ce petit recueil vous permet de découvrir ou re-découvrir 26 recettes de Crest et de la Vallée de la Drôme. Connues ou moins connues, faciles, elle permettront aux cordons bleues de ravir leur convives.






